La petite reine et les HARROY


En ce mois de Tour de France cycliste, le généathème de juillet porte évidemment sur les liens de nos ancêtres avec la petite reine : des photos, des fans de vélo, des résultats sportifs.

De mémoire familiale, mon grand-père HARROY et ses parents connaissaient la famille GERARDIN.

Un faisceau d’indices concordants me laisse à penser que c’était vrai :

  • les lieux communs : Vaucouleurs (Meuse) et Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine)
  • la période

De qui s’agit-il ?

Les HARROY

Mes arrière-grands-parents Ernest Emile HARROY et Julia Anna LAGNY habitaient Vaucouleurs entre 1900 et 1949.
Ils se sont mariés à Ruppes en 1892.
Ernest Emile y est charretier chez GUELLE et Anna Julia est couturière.
En 1921, ils habitent à Vaucouleurs, Rue de Domrémy.


Mon grand-père André Emile y naît en 1902.

Après le décès de son père Ernest Emile en 1923, André Emile est « monté vers la capitale ».
Il habite alors 41 Rue du Vieux Pont de Sèvres à Boulogne-Billancourt.
C’est surement à cette adresse qu’il rencontre sa future femme Aimée Louise FLANDRINCK habitant également dans le même immeuble.
Ils se marient en 1928 à Boulogne-Billancourt.

Les GERARDIN

Emile Louis GERARDIN épouse Berthe Célestine GRUAT à Vaucouleurs en août 1907.
Emile Louis est natif de Boulogne-Billancourt.
Il est mécanicien.
En 1921, ils habitent à Vaucouleurs, Rue des Tiercelins, très proche de la Rue de Domrémy.


De leur union naissent à Boulogne-Billancourt, Marcelle en 1909 et Louis Jules Nicolas en 1912.

En 1932 Marcelle se marie à Boulogne-Billancourt, ses parents habitent 41 Rue du Vieux Pont de Sèvres.

Leurs métiers respectifs et leur lieu de résidence ont fait que Ernest Emile HARROY et Emile Louis GERARDIN se sont sans doute connus à Vaucouleurs.
Emile Louis GERARDIN a sans doute incité mon grand-père à venir sur la région parisienne, où il sera mécanicien et chauffeur poids lourd.

Le lien avec le vélo ?


Louis Jules Nicolas GERARDIN (fils de Emile Louis) n’est autre que « toto » Gérardin.
Champion cycliste à partir de 1929.
Champion du Monde en 1930.

Le Petit Courrier – 23 août 1941

La carrière de « Toto » Gérardin fut bien remplie en succès sportifs.
Le 5 février 1940, il se marie avec Jeanne Alice BARBIER à Boulogne-Billancourt, mais en 1951 c’est Edith PIAF qui est sur sa route, et pendant une année, elle va lui écrire tous les jours.

Ces lettres d’amour, écrites de manière unilatérale, seront mises aux enchères et adjugées pour 67 000 euros.

« Toto » Gérardin quittera la piste le 23 mai 1982 à Paris.