Une distinction de l’éducation nationale

Pierre Alfred DAUËR – instituteur à Morey-Saint-Denis

Pierre Alfred naît le 16 juillet 1854 à La Rochepot en Côte d’Or.
Fils d’Auguste, menuisier, et de Pierrette Blondeau, 3e enfant de la fratrie. Son frère Claude Vincent est vigneron, son frère Auguste François a suivi les traces de son père, il est menuisier.

Pierre Alfred a d’autres ambitions et il obtient son Brevet Elémentaire à l’Ecole Normale de Dijon le 18 mars 1874 .

A sa sortie de l’Ecole Normale, l’élève maître est nommé instituteur stagiaire. Après deux ans de stage au moins, il devient instituteur titulaire : soit adjoint dans une école à plusieurs classes ou titulaire dans une école de campagne, s’il est pourvu du C.A.P.
Il est possible de devenir instituteur, en possédant le Brevet Elémentaire, après un certain nombre d’années de stage, on devient titulaire.

Le décret du 31 décembre 1853, fait des fonctions d’adjoint ou celles de suppléant un stage obligatoire pour l’obtention d’une nomination comme instituteur titulaire. Nul n’est nommé définitivement instituteur communal s’il n’a dirigé, pendant trois ans au moins, une école en qualité d’instituteur suppléant, ou s’il n’a exercé pendant trois ans, à partir de sa vingtième année, les fonctions d’instituteur adjoint.
Il est pour la première fois question d’instituteurs suppléants. Ils remplacent temporairement les instituteurs communaux en congé, de démission et de révocation, de maladie ou de décès.

Source : le temps des instituteurs

A 20 ans, il est alors instituteur adjoint.

Le 16 juillet 1884, à Pouilly-sur-Saône, Pierre Alfred épouse Eugénie Garnier.
La famille s’agrandit d’un enfant le 10 juin 1885, par la naissance de Georges Alfred.

Sa carrière d’instituteur, ses récompenses et distinctions honorifiques

Pierre Alfred commence à Thorey-sur-Ouche, au hameau de Buisson pendant un an.

Il rejoint ensuite Chassagne-Montrachet, toujours comme instituteur adjoint, pendant 14 mois.

Après avoir passé neuf ans comme instituteur titulaire de 4e classe à Epernay, il termine sa carrière à Morey-Saint-Denis, où il exercera pendant vingt-sept ans, de 1886 à 1913.

Distinctions honorifiques – Officier d’académie

Insigne d’officier d’académie

Sur la fin de sa carrière, Pierre Alfred reçoit la médaille d’Argent en 1906 et est nommé Officier d’Académie en 1910.

Ce n’est qu’en 1866 que les Palmes académiques deviennent à proprement parler une décoration. À l’insigne brodé succède un insigne métallique soutenu par un ruban, de moire noire, puis violette. Elles ne comportent alors que deux grades :

  • officier d’Académie (équivalent du futur grade de chevalier des Palmes académiques).
  • officier de l’Instruction publique, équivalent du futur grade d’officier des Palmes académiques.

Pierre Alfred prend sa retraite le 30 septembre 1913, à l’aube de la Première guerre mondiale. Son fils Georges Alfred, n’y échappe pas. Il obtiendra une distinction militaire le 1er octobre 1914 – Adjudant 227 R.I. mais sera tué à l’ennemi à Marbotte (Meuse) le 2 août 1915. Il était le fils unique du couple.

Frise chronologique Pierre Alfred DAUER
Frise chronologique Pierre Alfred DAUER
DAUER Pierre Alfred – Fonds de l’inspection académique – série T art 76

Sources