FLANDRINCK Léon Désiré et la justice


Mon arrière-grand-père, Henri Gustave Cornil FLANDRINCK, a eu 6 frères et sœurs. Mais il n’en a connu que 4, 3 frères et une sœur.

Ils vivaient dans le Nord, à Dunkerque et faisaient partie d’une famille de marins.

Leur père, Aimé Jules, marié à Léonie Françoise DEVICK, est mort en mer en 1888, il était pêcheur d’Islande.

Léonie s’est donc retrouvée seule pour élever ses enfants alors âgés entre 4 ans et 15 ans.

Le frère de Henri Gustave Cornil, prénommé Léon Désiré Charles, a eu un fils, Léon Désiré, avec sa femme Jeanne Rosalie BULTHE.

Léon Désiré est né le 8 juillet 1899 à Dunkerque. Il était donc le neveu de mon arrière-grand-père.

Léon Désiré a été le principal acteur d’un drame survenu le 15 octobre 1929 à Dunkerque, sur le quai de la cale des pêcheurs.

Le drame de la cale des pêcheurs
Le drame de la cale des pêcheurs

Lors d’une rixe, après provocation, Léon Désiré a sorti son couteau et donner un coup qui est arrivé dans le bas-ventre de son adversaire, qui n’était autre que son patron. Malheureusement le coup fut mortel.

La presse : « le Grand écho du Nord de la France » relate les faits

Le drame de la cale des pêcheurs
Les circonstances du meutre
Le meurtrier et la victime

Léon regrette son geste

Flandrinck, d’une nature assez frustre à la mine souffreteuse, les yeux rougis par les larmes, pleure, sanglote et se cache la tête dans les mains, surtout quand le président lui rappelle qu’il fut un bon époux.

Il regrette l’acte qu’il accomplit dans un mouvement de colère, surexcité par la boisson.

On peut lire dans la presse « L’Egalité » de Roubaix : 17 janvier 1930

Jugement

Le jugement de l’affaire fut rendu le 16 janvier 1930, après le défilé des témoins et les réquisitoires des avocats.

Acquittement de Léon Flandrinck
Acquittement de Léon Flandrinck lors du drame de la Cale des pêcheurs

Léon Désiré a bénéficié d’une justice clémente.

Le père de Léon Désiré, Léon Désiré Charles, avait déjà été condamné lors de son service militaire, pour coups et blessures volontaires. Ces condamnations avaient été amnistiées par la loi du 24 octobre 1919.

Loi du 24 octobre 1919 :

Faits de droit commun réprimés par le Code pénal d’alors et amnistiés en vertu de l’article 1er de la loi du 24 octobre 1919.
– Art. 309, §. 1 et 2 ; art. 311, §. 1 : Blessures et coups volontaires non qualifiés de meurtre

Quand la presse vous donne une photo d’un ancêtre, cela permet de mieux comprendre le contexte.

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